Parce que NAVSA a toujours pensé qu’il valait mieux éduquer plutôt qu’interdire, elle a saisi les pouvoirs publics dénonçant cette interdiction totale qui fait de la distribution automatique le bouc émissaire de la lutte contre l’obésité, alors qu’aucune étude scientifique n’a jamais mis en évidence le lien entre la présence des distributeurs dans les collèges et lycées et la prise de poids des élèves.
Face aux préoccupations des pouvoirs publics, et forte du sondage réalisé par Ipsos courant janvier 2005 auprès de parents et de lycéens qui se montraient notamment très majoritairement favorables au maintien des distributeurs de boissons chaudes, NAVSA s’est engagée au travers d’une charte présentée en février 2005 qui vise à proposer des produits contrôlés et équilibrés au sein des établissements scolaires, comme cela a été mis en place dans d’autres pays européens.
Le distributeur automatique permettait d’apporter au sein des établissements scolaires une offre de proximité source de réhydratation ou d’apport énergétique le matin pour compenser un petit déjeuner raté ou après le sport.
L’alternative à une interdiction totale était possible et permettait d’éviter d’apporter une réponse simpliste à une problématique complexe dont on sait qu’elle nécessite le dialogue, la concertation, l’éducation de chacun et non pas la mise en cause de tel ou tel acteur.